Une épée ça coupe !

Ce n’est pas parce que tu possèdes une épée que tu es un guerrier.

Attardons-nous sur ce passage d’excellence:

« En effet, la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante que toute épée à deux tranchants, pénétrante jusqu’à séparer âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Aucune créature n’est cachée devant lui: tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. »

Hébreux 4:12-13

Si vous avez déjà tenu une épée et tenté de la manipuler, vous avez remarqué que cela n’était pas chose aisée.

Une épée à double tranchant coupe des deux bords, ce type d’arme demande de la maîtrise, car elle peut devenir aussi dangereuse pour vous que pour l’adversaire. Un rebond, un choc frontal, une épreuve de force face à face et elle fera hélas, son office envers son propriétaire.

Le maniement de l’épée demande de la maitrise, car elle peut devenir aussi dangereuse pour celui (celle) qui la tient que pour son adversaire.

Elle pénètre au plus profond de notre âme, telle une épée à deux tranchants, elle sépare tout ce qui est « gras » de l’âme et de l’esprit ; à savoir les faux enseignements, les blessures, les désirs de la chair, toutes ces choses malsaines qui se sont agglutinées au plus profond de notre cœur comme la moelle de l’os.

Tout ce que nous avons accumulé et qui n’est pas de l’Esprit de Dieu se retrouve être séparé de nous.

Autant la graisse est mauvaise pour le corps, autant toutes ces graisses spirituelles sont néfastes car elles nous alourdissent, nous ralentissent, nous rendent inactifs et démotivés. C’est la mort à petit feu jusqu’à la crise… De cœur.

Le cœur se nécrose et arrête de battre.

On consomme message sur message, en lâchant des rôts évangéliques sans mettre en pratique ce que nous entendons.

Cet embonpoint spirituel couve un orgueil confortable qui empêche le Seigneur d’agir dans notre vie pour accomplir sa volonté.

Pour apprendre à nous servir de cette épée, nous n’avons qu’à considérer la manière dont le Seigneur l’a lui-même employée, l’emploie et l’emploiera (son face à face avec satan dans le désert dans Matthieu 4.1-10)

Je me souviens qu’au début de ma chrétienté, je connaissais quelques versets et je me sentais gonflé à bloc, prêt à affronter les plus gros démons des ténèbres. J’ai moins fait le malin quand je fus confronté à l’un d’eux qui me ramena vite à la réalité. Il me montra que j’étais comme un jeune cow-boy qui avait un colt à 6 coups, mais qui tirait avec des balles à blancs ou de faibles calibres pour le genre d’ennemi qui me faisait face. Ce qui avait pour effet d’énerver mon adversaire plus que de l’impressionner, car mon manque d’expérience paraissait en brandissant mon « Jésus ». Je manipulais Le nom qui est au-dessus de tout nom sans préparation. La grâce du Père était sur moi et la victoire fut, mais là leçon calma mes ardeurs insensées. J’étais présomptueux et malgré mon zélé, j’avais agi comme un insensé. Dans sa grâce et sa miséricorde, le Seigneur me préserva dans sa protection, mais sans une vie réellement consacrée, j’aurai pu subir de sévères représailles tout comme dans le passage cité dans Actes 19.13… avec les fils de Scéva.

  Nous avons, dans la chrétienté, à combattre avec l’épée de l’Esprit qui est la parole de Dieu, contre les artifices du Diable qui y a son trône.

Dans le livre d’Apocalypse 2:12-16, c’est avec la Parole, l’épée aiguë à deux tranchants, sortant de sa bouche, que le Seigneur combat le mal au sein l’Église consciente. Satan a réussi à y introduire des divergences doctrinales en souillant avec le monde la fiancée du Christ.

En n’ayant pas peur de la Parole, en l’aimant avec une crainte révérencieuse, nous pourrons la laisser vaincre l’influence des ténèbres tant dans nos vies que dans nos assemblées et la laissant faire ce qu’elle est appelée à accomplir : nous retirer tout le superflu dans nos vies afin de vivre l’Eden originel dans une relation restaurée pure et saine avec notre Dieu.

 

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