Le rejet dans ma vie

Personne ne m’aime; de toute façon le monde se sentirait mieux sans moi; je ne suis pas une bonne personne; je ne fais que du mal aux personnes que j’aime et qui m’entourent… Si ces paroles nous semblent familières, résonnent en écho au fond de nous, c’est que la suite va être révélatrice.

Quand on se sent rejeté, que nous souffrons au plus profond de nous-mêmes de rejet, de ce droit d’exister, que l’on se sent indigne…

Souvent, quand nous n’avons pas reçu l’amour, et cela dès la conception comme pour un enfant non désiré ou rejeté par un parent.

En fait, nous partons en quête de l’amour de ce parent, sans cesse, au travers des autres. Cela se traduit à une haute sensibilité aux remarques, une susceptibilité accrue. En cas de contradiction, cela peut atteindre des proportions hors normes.

Quand on se sent rejeté, le coup de l’offense pénètre rapidement et se développe en rancune, voire en haine, tant la souffrance peut être forte.

La fuite est également un symptôme, un système de protection qui nous pousse à fuir les situations pour ne pas souffrir. Bien entendu c’est une erreur, car ce comportement alimente un cercle vicieux accentuant ce même sentiment de rejet.

L’engagement est un problème et le refus d’affronter la réalité font partie des conséquences, tout comme saboter ses relations. Nous perdons le sens même de notre valeur et notre identité se retrouve totalement vidée de sa substance.

Nous nous dévalorisons, nous alimentons cette peur de se faire mal ou de ressentir encore cette douleur de ne pas être aimé, se faire écarter, pas assez bien, pas assez bon (ne), trop ceci ou cela…

Satan sait ô combien l’identité du chrétien est un des piliers majeurs de puissance dans son existence. Quand l’enfant de Dieu a cette ferme assurance qu’il est accepté, aimé, racheté, digne, héritier, sachant qui il est en Christ et qui Christ est en lui, c’est alors que le niveau de dangerosité commence à atteindre des niveaux alarmants pour les ténèbres. Au travers du rejet, dès la conception, dans l’enfance, il va taper fort, tenter toutes les attaques plus perfides les unes que les autres, pour atteindre un point vital dans notre identité.

Ainsi affaiblis, nous ne sommes plus que l’ombre de ce que nous devrions être et à la moindre altercation ou conflit, la blessure saigne. L’offense rentre, l’Amour nous quitte et nous ne sommes plus ce vaisseau transporteur de la gloire de Dieu.

En ayant subi l’abus (sous toutes ses formes), l’abandon, le délaissement, la trahison, les ruptures, les carences affectives, etc. Ce sont autant de plaies que le Seigneur veut guérir. Notre victoire est en Lui.

Son Amour parfait bannit la crainte, nul ne peut nous séparer de Son Amour, car Il nous a aimés le premier et a donné sa vie pour nous.

« Que par la foi Christ puisse faire de vos cœurs sa demeure permanente. Alors, solidement fondés sur lui, plongeant vos racines dans son Amour » Ephésiens 3.17

C’est en connaissant l’amour inconditionnel de Christ que nous obtiendrons notre guérison, par la foi et dans l’humilité, en nous abandonnant totalement à Lui, en osant faire ces pas qui nous coûtent, mais qui nous amènent dans la véritable voie de la rédemption, au travers du pardon.

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